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Du même auteur  :

Mon chemin vers Chaplin

 


Starlite Terrace

Patrick Roth  

Le livre se compose de quatre récits : quatre personnages, des voisins de l’auteur, sont amenés à lui raconter leurs vies. Rex, Moss, Gary et June sont venus passer leur retraite dans la résidence de Starlite Terrace, construite autour d’une piscine, dans le quartier de Sherman Oaks à Los Angeles, non loin de la grande usine à rêves d’Hollywood. Ils ont d’ailleurs tous les quatre des liens avec le monde du spectacle, même si leurs vies solitaires, souvent tragiques, semblent à des années-lumière de l’univers mythique des stars des années 60 – Gary Cooper, John Wayne, Marylin Monroe, mais aussi les Doors ou les Beatles – qui ont arpenté les mêmes rues et qu’ils ont parfois croisées. Toute la force du livre, c’est de nous faire sentir qu’il n’en est rien. Nos vies, aussi modestes ou même ratées qu’elles puissent paraître, ne cessent de s’apparenter aux mythes. Nos existences terrestres sont menées par le hasard et souvent menacées de catastrophes apocalyptiques, mais le miracle, le cavalier qui vient vous sauver au dernier moment comme dans les westerns, y est toujours possible. D’innombrables passages relient ces existences ordinaires aux récits que tissent les rêves ou les films, mais aussi aux grands mythes bibliques. Les biographies des « étoiles » du cinéma se révèlent souvent aussi sordides ou précaires que les nôtres, et chacun des quatre récits pourrait devenir le scénario d’un film. Comme l’indique une citation d’Emerson placée en épigraphe du livre, toute vie est une succession de hiéroglyphes, qu’il faut apprendre à déchiffrer. Si l’on y parvient, les murs se changent en fenêtres, permettant d’aller toujours plus profond dans le souvenir, et d’accéder à la révélation d’un sens caché, à l’étoile que nous portons en nous. Lorsque Moss, l’un des quatre protagonistes, parvient enfin au récit de la nuit d’amour où il a conçu la fille qu’il passera ensuite toute sa vie à tenter en vain de retrouver, il s’aperçoit qu’elle est là, il est parvenu à la rendre à nouveau présente. Avec un art consommé, Roth donne à ces récits d’existences ordinaires des résonances infinies, qui nous touchent personnellement comme ils l’ont touché lui-même. Comme l’écrit son traducteur, Olivier Le Lay, Patrick Roth est un styliste de premier plan : « Un texte de Roth se reconnaît dès la première ligne au tombé de la phrase, à la mélodie des mots. »



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Traduit de l’allemand par Olivier Le Lay

 


Format : 135 x 205
164 pages • 19 euros

 

ISBN : 978-2-35873-094-5
Mise en vente : 12 février 2016