A paraître

Anonyme japonais du XIIIe siècle, En longeant la mer de Kyôto à Kamara
Domaine : Japonais

En longeant la mer de Kyôto à Kamara

Anonyme japonais du XIIIe siècle

Parution mai 2019

 

Traduction du japonais, présentation et notes par le Groupe Koten

(Claire-Akiko Brisset, Jacqueline Pigeot, Daniel Struve, Sumie Tereda et Michel Vieillard-Baron)

 

17 mai 2019

128 pages 11,7 x 17 cm

ISBN 978-2-35873-123-2

15 €

En longeant la mer de Kyôto à Kamakura [Kaidô-ki], qui n’avait jamais été traduit en français, est l’un des titres les plus emblématiques du genre appelé kikô. Les premières formes attestées de ces récits de voyage aux accents contemplatifs remontent au VIIIsiècle et mêlent, dès l’origine, passages en prose et série de poèmes.

Daté du printemps 1223, En longeant la mer s’inscrit donc dans une tradition littéraire vieille de quelques siècles déjà. Les notations visuelles suscitées par la traversée des paysages de l’Empire du Soleil-Levant s’associent naturellement à une multitude de références plus ou moins explicites aux légendes et épisodes historiques liés à ces sites bien connus du lecteur très cultivé auquel s’adresse leur auteur. L’auteur anonyme du Kaidoô-ki relate un itinéraire spirituel effec- tué le long de la côte japonaise. Ce voyage solitaire, accompli dans les modestes conditions auxquelles sa récente conversion au boudd- hisme l’engage, nous fait ainsi parcourir un itinéraire d’une quinzaine de jours de marche, très concrètement décrit, mais sans cesse enrichi des réflexions que font naître en lui les sites chargés d’histoire. La langue érudite avec laquelle le moine s’emploie à consigner son voyage accumule les allusions à la culture de la Chine, pays voisin dont le raffinement est alors hautement estimé au Japon.
Cette culture raffinée, dont le lecteur peut mesurer l’étendue grâce aux notes du groupe Koten, se marie à une sensi- bilité poétique d’une simplicité rarement égalée : temps de contemplation, sensations et rêveries trouvent une place précieuse dans le carnet de voyage de ce moine dont on ignore tout, même si certains indices font soupçonner qu’il était sans doute un proche d’un noble du nom de Muneyuki dont la fin tragique est relatée dans le récit.

Le groupe Koten et Jacqueline Pigeot ont déjà édité pour le Bruit du temps les trois volumes des Œuvres en prosede Kamo no Chômei en 2010 au Bruit du temps. En longeant la mer de Kyôto à Kamakura vient s’ajouter à une bibliothèque japonaise déjà pourvue de six titres.

« Quand on contemple la barrière de Kiyomi, au sud-ouest, le regard se perd, hésitant entre haut et bas, ciel et mer ; au nord-est, le pied trébuche, la montagne et la rocaille du rivage étant pareillement abruptes. Au bas des rochers, le vent fait éclore des fleurs sur les vagues : il y règne un perpétuel printemps. Au-dessus du rivage, verdissent les pins couleur de jade : ils n’ont crainte de l’automne. L’océan du ciel agité de vagues est ourlé par les brisants des nuages. (...) Ici, à mesure que j’avance toujours trempé, lavé par les vagues, voilà que mon cœur souillé se fait limpide. »

En longeant la mer de Kyôto à Kamakura, 1223

Chemins faisant
Domaine : Français

Chemins faisant

Philippe Denis

Parution mai 2019

 

Préface de John E. Jackson

 

17 mai 2019

250 pages env. I 10,8 x 17,8 cm

ISBN 978-2-35873-131-7

Collection poche n° 3

8 €

Ce volume élégant et accessible à tous permettra enfin, après l’im- portant dossier spécial qui lui a été récemment consacré par la revue L’Étrangère, d’avoir à portée de main une sorte d’« anthologie personnelle » des poèmes de Philippe Denis.

Le présent choix a en effet été établi par l’auteur, en collaboration avec John E. Jackson, longtemps professeur de littérature française à l’Université de Berne, qui fut parmi les premiers à saluer, dans la revue Critique dès 1976, « l’errance lumineuse » du poète. L’antho- logie couvre, dans un ordre qui n’est pas strictement chronologique, quarante années d’écriture, depuis le premier recueil, Cahier d’ombres, paru au Mercure de France en 1974, jusqu’au plus récent, Si cela peut s’appeler quelque chose, paru en 2014. C’est à dessein, cependant, qu’elle privilégie les premiers livres, devenus indisponibles en librairie avec les années.

Comme l’écrit le préfacier : « Si Philippe Denis ne s’est jamais renié poétiquement, s’il est à la fois encore l’homme blessé de Cahier d’ombres et l’ironiste d’aujourd’hui, c’est assurément à l’obstination d’une sorte d’intégrité qu’il le doit, intégrité qui, à travers toutes les errances de ses pérégrinations (aux États-Unis, en Turquie, au Portugal) lui a servi de point fixe comme de mesure, une mesure grâce à laquelle ce poète parvient à rester fidèle à

lui-même jusque dans le détachement avec lequel il est capable de considérer la nature de ce qu’il écrit :

Toute la nuit, la pluie a tapé un texte. Au point du jour s’est évaporée la littérature. »

 

 

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