Ukyô no Daibu

Ukyô no Daibu

Ukyô no Daibu est née, vers 1152, sans doute à Kyoto, d’un père calligraphe reconnu et d’une mère issue d’une famille de musiciens. Son frère aîné étant lui-même devenu calligraphe auprès de l’homme le plus puissant de l’État, c’est sans doute celui-ci qui devint le protecteur de la jeune fille et l’introduisit au palais. Elle devint dame d’honneur et, en 1173 entra au service de l’impératrice Kenreimon-in. Calligraphe elle aussi, dès l’âge de 13 ans, elle avait participé et contribué à des réunions poétiques, ou à des concours de poèmes qui lui valurent une certaine reconnaissance en tant que poète, et d’écrire même des waka au nom d’autres personnes qui la sollicitaient.
Pour des raisons inconnues, elle quitte la cour en 1178 et l’on sait peu de choses des vingt années qui suivent : sans doute passées chez sa mère ou ses frères. Au cours de cette période, le clan des Taira, (la famille, à laquelle appartenait l’impératrice 
Kenreimon-in) est en grande partie anéanti ; Taira no Sukemori, l’homme avec qui elle avait noué une relation passionnée et tumultueuse, se suicide (en 1185) ; quant à Kenreimon-in, elle survit mais entre en religion. En 1196, Ukyô no Daibu est rappelée à la cour, d’abord au service de l’empereur Gotoba, puis, pendant de longues années, auprès de la mère de Gotoba, l’impératrice retirée Shichijô-in. Ce sont sans doute les dames d’honneur de cette impératrice qui furent les premières lectrices des Mémoires poétiques. C’est en tout cas à la demande du compilateur d’une anthologie impériale qu’elle mit en forme, vers 1233, son recueil et choisit le pseudonyme qu’elle souhaitait y attacher. Elle avait alors près de 80 ans. Elle meurt en 1235.

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